Rhétorique chez Aristote désigne l'action par le langage, la façon dont le rhéteur, pour convaincre, agit par le langage.
En ce sens, la langue politique est une héritière directe de la rhétorique au sens aristotélicien. C'est par rapport à ce sens premier de la rhétorique, en rapport aussi avec la sophistique des Grecs, qu'il s'agit de faire une critique de la néo-rhétorique comme taxinomie des figures qui s'est installée dès la fin du XVIIIème siècle et que le structuralisme a renforcée.
Dans la mesure où le structuralisme est un formalisme, il s'agit de retrouver ce qu'Aristote appelait la rhétorique. En quoi la poétique est aussi une rhétorique au sens aristotélicien, c'est-à-dire une manière d'agir. Simplement, chez lui, la situation de l'action est celle de la tragédie et de l'épopée. On déforme déjà subtilement ces choses en parlant de genres littéraires. Il s'agissait d'agir. Et toute la fameuse catharsis des passions chez Aristote participe de cet agir.
Il s'agit donc d'agir et d'étudier comment le langage agit. Autrement dit, ce qui est l'élément visé, c'est l'activité du langage, ce n'est pas en premier lieu le sens ou la signification.
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Jean-Philippe Pastor























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