Dans son célèbre essai, S/Z, Roland Barthes divise le texte d’une courte nouvelle de Balzac intitulée Sarrasine, en 556 fragments appelés des lexies.
La méthode est clairement explicitée :
"On étoilera donc le texte, écartant, à la façon d’un menu séisme, les blocs de signification dont la lecture ne saisit que la surface lisse, imperceptiblement soudée par le débit des phrases, le discours coulé de la narration, le grand naturel du langage courant. Le signifiant tuteur sera découpé en une suite de courts fragments contigus, que l’on appellera ici des lexies, puisque ce sont des unités de lecture. Ce découpage, il faut le dire, sera on ne peut plus arbitraire ; il n’impliquera aucune responsabilité méthodologique, puisqu’il portera sur le signifiant, alors que l’analyse proposée porte uniquement sur le signifié.
Comme autant d’étoiles se détachant sur un ciel noir, ces lexies se réunissent en constellations et donnent naissance à différentes lectures appelées ici des codes. L’essai de Roland Barthes en propose cinq, mais il suggère l’existence d’autres, toujours à découvrir.
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Jean-Philippe Pastor






















