L'écriture hypertextuelle en tant que témoignage des traces sur les Réseaux ne s'assure de rien, ne fait état d'aucune description, d'aucune narration. Elle ne cherche pas à lier les subjectivités désirant participer à un acte de communication ou d'échange au sein d'une communauté "oeuvrante". Elle ne constate rien.
Elle se prête seulement à un désengagement du Programme qui la porte. Elle s'avance à travers les lignes face à une virtualité d'un genre n'appartenant plus à l'ordre de la modalité pratique des inscriptions signifiantes. Dans son plein exercice, elle décentre plus que jamais son jeu de l'actualité de l'acte d'écrire qui la porte à l'écran - ou bien encore elle s'écarte du jeu établi de la présence en-ligne d'un texte qu'il aurait fallu préalablement mettre au point hors-ligne avant l'envoi. L'écriture dans un textel cherche l'épure d'une intention s'effaçant au fur et à mesure que le texte s'écrit.
La matrice logique et textuelle de tout hypertexte est d'être par conséquent dans l'invention technologique de l'écriture sans vouloir y rester. Et là se rencontre l'expérience (ou la passion) d'une pensée qui ne s'arrête à aucun couple d'oppositions binaires qui viendrait définitivement baliser son sens (par exemple, programmer son écriture par un logiciel de Content Provider ou bien au contraire se poser dans l'exercice d'une écriture inventitve emprunte d'une subjectivité scripturale maximale livrée sur une page-papier). Ecrire le programme dans un langage-machine approprié ou bien utiliser de façon experte les fonctionnalités d'un traitement de texte existant; une écriture ne cherchant plus en somme à surmonter ses propres contradictions - ni ceci ni cela - ni écriture ni lecture au final.
J'écris comme je lis.
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