Journal de l'Hypertexte philosophique HYPERTEXTUAL


Powered by Rollyo

Livre introductif

  • Télécharger le reader pour lire les eBooks
  • *******************
  • *******************


  • Puis lire le livre numérique Anticipations©...

  • " Vivre à l'époque d'une phase radicale de notre Histoire consisterait à adopter une position paradoxalement inobservable, impossible dans sa forme comme dans son fond "...
  • Télécharger le FreE-book
  • :

  • Anticipations, Moonstone 2003 ©


  • *******************

Livres numériques

  • Lire les autres livres Metablog sur GoogleBooks Cliquez-ici
? Damien Guinet
un Blog-It Express chez vous ? Blog-It Express
Blog powered by TypePad

Misc

Droits

Add to The Free Dictionary

296 entries categorized "Livres"

vendredi 19 juin 2009

Qu'est-ce qu'un texte PDF?

Pdf Si l'on voulait nommer le paradigme de la page sur le réseau dont le discours tente de s'élever au statut du surplomb édictant la vérité sur l'objet dont il traite, on l'appelerait "Texte-PDF".

Le Texte-PDF est en effet un travail d'écriture qui engage, lorsqu'il est placé sur internet, un bannissement de la diction propre à l'échange électronique on-line. Il s'agirait ici de marquer l'importance du fragment envoyé à partir d'un site, par opposition au téléchargement au PDF rédigé;  non seulement parce que cette question communique avec celle du Livre-papier, de l'unité accomplie ayant une valeur de signification en soi (en dehors de toute considération concernant le support utilisé pour le produire), mais aussi parce que la critique à propos du Texte-PDF instaure un souci de répondre à la sollicitation de l'envoi, de l'échange dans l'écriture et de la langue dans ses plus imprévisibles appels.

Cette approche n'est pas sans rapport avec l'interrogation sur la nature du genre, celle terrible qui s'instaure aujourd'hui par exemple entre Fiction et Non-Fiction dans le monde anglo-saxon, puis celle de l'écriture contemporaine dans sa plus grande généralité: dans la mesure où le PDF (celui qui prétend s'idéaliser pour être autre chose qu'un simple document argumentatif ou informationnel subordonné au discours plein en ligne sur le réseau), devient lourd de toute une tradition de l'écriture traditionnelle papier, il ne convient plus à désigner sans des précautions très accentuées l'expérience de l'écriture lorsqu'elle s'invente dans un hypertexte.

L'allusion à quelque chose qui serait de l'ordre du fragment envoyé y joue maintenant un rôle considérable. De sorte que j'appelerai post, fragment mis en ligne dans un hypertexte - a contrario du Texte-PDF - le type de texte dont la diction vient faire événement sur le réseau.


Rejoignez le Journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents de ceux ici présents) -
Connectez-vous sur
hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution -

Diffusion du flux

Tous les eBooks accessibles sur Phonereader.GoogleBooks

Entrez dans la Bibliothèque pour readers mobiles de Phonereader.eu
Jean-Philippe Pastor


Delicious Bookmark this on Delicious


 Add to Yoolink
Digg! 

Bookmark and Share

samedi 14 mars 2009

Qu'est-ce que l'écriture aujourd'hui ?

Incunable Les liens associant et différenciant les textes dans une Base de données dépendent de l’Algorithme de l’hypertexte choisi et de son activation.

Beaucoup plus que des qualités inhérentes aux textes par eux-mêmes.

Avant toute question de forme ou de fond, c’est l’Algorithme et le rapport à l’Algorithme du texte présenté à l’écran qui fait la différence des textes de la Base entre eux. Les mouvements paratextuels encadrant la lecture, les marges ou la référentalité importent bien plus que les questions de sémantique ou de sémiotique. Cette identité ambigüe des textes oblige l’écriture hypertextuelle à déborder en permanence la textualité produite dans un hyper-texte. Il s’agit d’inscrire sans cesse dans le texte ce débordement comme propriété remarquable de l’écriture courante contemporaine.

Aussi, l’écriture numérique se marque elle-même en tant qu’écriture numérique à même la textualité à partir du moment où elle s’expose à l’écran ; mais dans ce même mouvement d’identification de ce à quoi elle voudrait correspondre, elle se déborde et passe le texte qui s’écrit. L’écriture numérique est donc d’une part écriture d’elle-même, c’est-à-dire une écriture de l’écriture, une écriture au carré, un hyper-texte du texte en perpétuel débord. Et d’autre part, dans le même mouvement, cette écriture ne serait plus elle-même si elle devait en permanence coïncider totalement à ce qu’elle voudrait être : elle se retrouve donc en état d’incomplétude structurelle. L’écriture hypertextuelle, dans l’écriture sur écran, passe sans cesse l’écriture ; mais sans pour autant avoir déjà atteint le tout d’elle-même.

Ce mouvement paradoxal signale donc comme un retrait de l’écriture consubstantiel à toute rhétorique hypertextuelle possible. Il s’agit toujours et encore de mettre en scène cette structure dans l’expression .C’est-à-dire de la porter à l’écran, par défaut, comme par  excès..

 Rejoignez le Journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents de ceux ici présents) -
Connectez-vous sur
hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution -

Diffusion du flux

Tous les eBooks accessibles sur Phonereader.GoogleBooks

Entrez dans la Bibliothèque pour readers mobiles de Phonereader.eu
Jean-Philippe Pastor

dimanche 22 février 2009

Freud et le eBook comme bloc-notes magique

Ebook

" Si je n'ai pas confiance en ma mémoire - on sait que les névrosés en ont manifestement une grande méfiance mais les sujets normaux ont toute raison de se méfier aussi - je puis parfaire et assurer son fonctionnement en prenant des notes par écrit. La surface qui conserve ces notes, que ce soit un tableau ou une feuille de papier, est alors pour ainsi dire un fragment matérialisé de l'appareil mnésique qui, autrement, est invisible en moi. Il me suffit de savoir l'endroit où j'ai placé le " souvenir "ainsi fixé pour pouvoir à chaque fois le "reproduire" à volonté; je suis sûr qu'il reste inaltéré, échappant aux déformations qu'il aurait peut-être subies dans ma mémoire "

Freud Notes sur le Bloc-notes magique 1925

Le fonctionnement de l’appareil psychique peut être comparé à celui d’un reader numérique, un e-Book, à la manière dont le faisait déjà Freud dans sa Note sur le bloc magique :

D’abord dans la mise en réserve et la conservation indéfinie des traces en même temps qu’une surface d’accueil toujours disponible ; ensuite, dans la possibilité d’effacement des traces sur l’écran tactile, comme celle de la perception-conscience, assimilée à la surface intelligente et interactive du reader. De fait, cet effacement virtuel par le stylet appliqué à la page occurrente du livre numérique n’empêche nullement la persistance des traces dans la mémoire de l’appareil – que l’on peut aisément comparer à une sorte d’inconscient machinique.

Enfin, le temps de notre psychè paraît tout à fait comparable à celui de l’écriture numérique : la temporalité comme espacement n’est pas seulement la discontinuité horizontale dans la chaîne des signes mais l’écriture comme interruption et rétablissement du contact entre les diverses profondeurs des couches psychiques, l’étoffe temporelle si hétérogène du travail psychique lui-même - comme

dans  le bloc magique, l’écrit s’efface chaque fois que s’interrompt le contact étroit entre la surface tactile recevant l’excitation et les capteurs digitaux retenant l’impression.

 

Rejoignez le Journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents de ceux ici préseFreud nts) -
Connectez-vous sur
hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution -

Diffusion du flux  - Tous les eBooks accessibles sur Phonereader.GoogleBooks

Entrez dans la Bibliothèque pour readers mobiles de Phonereader.eu
Jean-Philippe Pastor

vendredi 19 septembre 2008

La forme d’une œuvre hypertextuelle

Livre

Le problème avec une œuvre hypertextuelle, c’est de pouvoir en distinguer clairement les limites.

Une œuvre quant au virtuel qu’est déjà l’anima, l’âme, le mouvement, le "change" possible et incommensurable de ce qui sans cesse ne cesse de se manifester, l’œuvre donc est avant tout une limite, un objet formé qui se laisse appréhender par l’originalité de ses propres contours. Les images qui proviennent de l’œuvre (qu’elles soient scripturales ou iconographiques) sont les signes de cette forme, de cette limite. Et loin d’empêcher toute transgression, l’imagination en tant que règle de la processualité des images dans le texte, l’imagination à l’œuvre à l’intérieur de l’exercice hypertextuel dans l’écriture n’interviendrait que pour poser les signes, les signaux ou indices capables d’inviter à son franchissement.

Or préalablement, toute figure hypertextuelle ne parvient pas à se correspondre à elle-même, à se poser en une identité définitivement repérable et synchrone (voir Qu’est-ce qu’une forme hypertextuelle?). Toute forme expressive limitée sur un écran s'attache à une ouverture illimitée de sa transformation sur le Réseau (voir Forme hypertextuelle et infini). Empire de l’imagination donc. Non seulement en tant qu’institutrice des significations au fondement de l’œuvre sur laquelle elle agit, mais encore comme puissance de transgression de ces mêmes signes labiles à propos desquels les schèmes imaginatifs semblent inopérants.

L’imagination semble donc agir comme un spectre posé entre les possibles de l’image-texte dans son potentiel d’apparition d’une part et les effets de sa manifestation en amont de l’autre.

Les limites dans l’hypertexte sont nécessaires au travail de notre imagination la concernant. Mais comme elles ne sont ni les signes typographiques de la page que l’on tourne ni la dernière de couverture du livre que l’on referme pour marquer la fin de l’histoire, quelles sont elles?

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole -
    Rejoignez
    le journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents) -

    Connectez-vous sur
    hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution -
  • Entrez dans la Bibliothèque pour readers mobile de Phonereader.eu
    Jean-Philippe Pastor
  • lundi 21 juillet 2008

    Destin de la raison graphique

    Livre

    L’écriture, comme Walter Benjamin l’a finement pronostiqué au siècle dernier, s’est maintenant libérée de son support historique, le livre. Plus encore, elle s’émancipe de son rôle de simple contenant, de code supposé valoir pour « la parole vive ».

    Elle n’est plus depuis longtemps ce supplément de la voix auquel elle a bien voulu prêter sa fonction pendant toute l’époque « librio-centrique » ; mais en s’approfondissant au cours du XXème siècle dans son essence graphique, l’écriture se livre désormais à un face-à-face avec elle-même qui permet de (re)découvrir le vrai sens de l’acte d’écrire : reste intacte sa prétention à vouloir dire  « l’être » comme disent les philosophes, à vouloir cerner l’essence de ce qui est exprimé, à vouloir communiquer  les Formes de ce qui vient à l’expression.

    Cependant, les différents tournants linguistiques qu’a connu le XXème siècle (à commencer par celui initié par Heidegger après Sein und Zeit…) nous ont appris à refuser au langage, dans son usage spontané, le pouvoir d’atteindre directement le « pensable », ce qu’il y a de véritablement formel dans l’essence de ce qui est désigné. Nous savons que l’étude raisonnée des conditions de possibilité du texte et de la langue qui concourt à son élaboration, permet rarement de remonter vers les principes qui rendent légitime l’expression de la pensée…

    Pour autant, il nous reste la conviction que la Pensée se déploie naturellement comme discours : quel que soit le support employé pour son expression, le logos est déclaratif, prédicatif, explicatif au même titre qu’un Texte (mais quelle sorte de texte, avec quels mots, et dans quelle langue?). Il se manifeste nécessairement comme syntaxe (même si cette syntaxe « eidétique » ne correspond jamais à celle du langage que nous employons pour en rendre compte dans l’écriture courante avec les textes qui la mettent en œuvre…).

    Dorénavant, il nous vient progressivement à l’idée que cette syntaxe archétypale tant recherchée pourrait approcher celle de l’Architexte : celle où s’exprime aujourd’hui la science des principes hypertextuels où l’écriture vient à se déployer sur les réseaux. Quel seraient alors ces Principes des principes à partir desquels une nouvelle syntaxe hyperscripturale viendrait à se former ? Et quels seraient ses rapports avec la Syntaxe eidétique que la Pensée déploie ?

    Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole -
    Rejoignez
    le journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents) -
    Connectez-vous sur
    hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution -
    Jean-Philippe Pastor

    samedi 17 mai 2008

    Matérialité de l'écriture

    [...] 
    L'auteur n'intervient pas sur un matériau visible par le lecteur, mais sur un matériau qui lui est propre: du code informatique. Il s'agit d'un travail de modélisation de la pensée, réajusté en fonction des actualisations à l'écran.
    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la distance engendrée par un travail sur le code permet de recentrer la question sur le côté matériel de l'acte d'écriture.
    Il y a dans toute écriture une spécificité du gestuel, du matériel.
    L'Oeuvre générée devient une écriture en acte.
  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole 
  • Rejoignez le journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents) -
  • Connectez-vous sur hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution -
  • mercredi 14 mai 2008

    Manifeste de l'éditeur numérique

    Sara Lloyd, à la tête des publications électroniques de Pan Macmillan vient d’initier (en 6 billets) un manifeste pour l’éditeur numérique sur Digitalist. Un propos important, qui ouvre des perspectives et que Hubert Guillaud partage entièrement. Il a traduit une bonne partie de l’introduction  que voici:

    “Les ventes d’imprimé sont en baisse. Selon le rapport 2007 du Fonds national pour les arts [National Endowment for Arts], Lire ou ne pas lire, niveau de lecture et taux de lecture volontaire sur des supports imprimés traditionnels sont tous deux en baisse chez les jeunes. Les éditeurs de manuels se battent pour vendre, en lançant des campagnes afin de signaler aux apprenants la nécessité d’utiliser leurs produits. Les ouvrages de fiction reliés ont quasiment disparu à la manière des dinosaures. Le débat sur le libre accès fait rage. Éditeurs et détaillants ont fusionné. On produit de plus en plus de livres, mais de moins en moins de choix est proposé au consommateur. Le temps de loisir se reporte des livres et de la lecture, et même de la télévision, vers le Web; vers les sites de réseautage social, les blogs, les messageries instantanées, les sites de partage de vidéo et de musique. L’économie de l’attention se rétracte, vite. La recherche académique, pour beaucoup d’étudiants, se ramène à la recherche en ligne. Il faut s’y résoudre, pour la plupart des étudiants, en fait, il ne s’agit que de Google. Qui a encore besoin de livres ? Plus précisément, qui a besoin d’éditeurs ?

    Dans un monde ‘toujours branché’ où tout devient de plus en plus numérique, où le contenu est de plus en plus fragmenté et morcelé, où les ‘pro-sommateurs’ réunissent les rôles traditionnellement disjoints de producteurs et de consommateurs, où la recherche en ligne remplace la bibliothèque et où ce sont les compilations [mash-ups] multimédia — pas les textes — qui attirent la génération nativement numérique qui grandit vite dans le futur marché de masse, quel rôle les éditeurs ont-ils encore à jouer et comment devront-ils évoluer pour maintenir leur rôle dans la future culture de l’écriture et de la lecture ? Existera-t-il une culture de l’écriture et de la lecture telle que nous la connaissons, demain ? Est-ce que l’industrie de l’édition réagit assez rapidement et travaille suffisamment créativement pour s’adapter à la nouvelle économie de l’information et des loisirs ?

    L’édition est une vieille industrie et a ses fondations solidement ancrées dans la culture de l’imprimé. Le modèle de la publication a évolué au fil d’une histoire très lente, selon un modèle organique. (…) [Un secteur] qui a connu peu de changement radical. (…) La montée de l’internet a commencé à perturber cette structure linéaire (…) Plus problèmatique, peut-être, il a soulevé la possibilité de voir l’éditeur être écarté (désintermédié) par ce qui était un obstacle critique qui était avant offert uniquement par l’éditeur : la distribution !

    Les éditeurs - et, surtout, les auteurs - devront de plus en plus d’accepter d’énormes changements culturels, socio-économiques et éducatifs et y répondre par un esprit positif et créatif. Nous devons réfléchir beaucoup moins sur les produits et beaucoup mieux sur les contenu, nous aurons besoin de penser “le livre” comme une base ou structure de base. Nous aurons besoin de travailler sur la façon de positionner le livre au centre d’un réseau plutôt que la façon de le distribuer à la fin d’une chaîne. Nous devons reconnaître que les lecteurs sont aussi des écrivains et des leaders d’opinion (…). Nous devons comprendre que des parties de livres de référence font parties d’autres livres et que, désormais, le réseau de sens doit être tissé numériquement, d’une manière très réelle, au coeur de contenus publiés et organisés entièrement par des entités distinctes. Peut-être plus radicalement, nous aurons à examiner si notre priorité sur le texte est toujours valide dans un monde multimédia et de remixage permanent. En d’autres termes, les éditeurs devront penser différemment la nature même du livre et, en parallèle, penser différemment la façon de commercialiser et de vendre les “livres” dans le contexte d’un monde connecté. Fondamentalement, nous devrons comprendre comment nous pouvons ajouter de la valeur en tant qu’éditeurs dans un environnement en réseau.

    L’un des principaux changements de perception que les éditeurs doivent accomplir repose sur le livre comme “produit”. Tant que le livre continuera d’être considérée comme un objet défini, enfermé dans sa couverture, comme une “unité” singulière, les éditeurs continueront à limiter leur rôle dans ses nouvelles formes de production et de distribution (…).

    La perception du livre comme un objet fermé (locked-in), comme une unité ou produit, a également conduit la perception du numérique comme une “stratégie” consistant en grande partie à la numérisation de textes imprimés afin de créer des livres électroniques. Cette focalisation a conduit à une conception obsédante de “l’objet de lecture” [le reading device, c’est-à-dire la liseuse] et à la croyance en un killer device [un objet tueur] qui serait la clé pour libérer l’avenir du livre électronique, à la façon dont l’iPod l’a été pour la musique. Il s’agit d’une perspective erronée, pas tant parce qu’elle ne parvient pas à reconnaître l’énorme potentiel de la lecture en ligne qui se déroule déjà sur des non-livres comme des ordinateurs de bureau, des ordinateurs portables, des assistants personnels et des téléphones mobiles, mais surtout parce qu’elle ne parvient pas à reconnaître que la nature même des livres et de la lecture est en train de changer et continuera à changer profondément.

    Ce qui est absolument clair, c’est que les éditeurs doivent devenir des facilitateurs de la lecture et de ses processus (discussion, recherche, prise de notes, écriture, référencement) et prendre place dans une multitude de plates-formes pour accompagner les lecteurs à travers tout les différents modes de lectures et d’activités."

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole
  • Rejoignez le journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents) - 
  • Connectez-vous sur hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution - 
  • dimanche 11 mai 2008

    Platon et le rejet de l'écriture

    Rubon1 On se trompe sur Platon lorsqu’on insiste sans fin sur son rejet de l’écriture afin de mettre en valeur l’oralité et ses remarquables qualités mnémotechniques.

    La condamnation de l’écriture dans les dernières pages du Phèdre, la critique dans le Cratyle de la thèse la plus confiante dans le pouvoir des mots (celle qui fait d’eux des images justes des choses) ne sont pas un effet archaïsant de la part du maître de l’académie. Platon ne rejette pas l’écriture. Au contraire ! Il s’agit plutôt pour lui de mettre en rapport ténu la question du phonétique et du graphique: Platon développe sur ce point une remarquable théorie des éléments linguistiques (notamment des lettres de l’alphabet qui notent des sons) afin d’en venir à la structure intime de la langue. Cette orientation est clairement celle prise dans le Théétète quand le philosophe établit un lien très profond entre la technique grammaticale et le problème de la définition. Et toute la question du ruthmos phonétique et musical (qu’a si bien analysée Benveniste dans son article sur La notion de rythme dans son expression linguistique)  est clairement associée chez Platon à la thématique de la mesure (métron) et de l’ordre rationnel (taxis) dans le discours.

    Le système des lettres-éléments (stoïecheïon) susceptibles d’être phonétisées est un instrument d’analyse que l’académicien  ne cesse d’aborder dans quasiment chacun de ses dialogues. Et cet état de fait ne serait pas tel s’il ne reliait pas, dans toutes leurs combinaisons possibles, le vocal et le graphique. C’est précisément ce trait remarquable qu’Husserl a repris derechef en liant très tôt dans ses textes l’usage de l’écriture aux procédures de la pensée ; notamment lorsque l’auteur de Logique formelle et transcendantale interprète la naissance de la géométrie.

    Platon met en valeur l’aspect phonétique du discours car, par ce trait remarquable, le langage nous mène à la géométrie.

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole 
  • Rejoignez le journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents) -
  • Connectez-vous sur hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution -
  • samedi 05 avril 2008

    Technologie des objets textués

    Cub

    Nous savons maintenant que toute forme de connaissance, de savoir ou d'idéalité suppose nécessairement l'intervention d'une technique, d'une instrumentation - ne serait-ce que dans l'établissement de nos démonstrations théoriques les plus abstraites...

    Le texte est cet objet littéral qui refuse a priori cette instrumentation. C’est un objet qui inhibe totalement le support par lequel il existe. Il fait de sa consistance une conformité supposée parfaite avec l’idéalité qu’il présente.

    L’hypertexte non seulement admet la part de technicité qui le compose mais, de plus, en fait un enjeu de nature et de littéralité partagée.

    Les nouvelles technologies de l’Idée (au-delà du texte, du livre et des bibliothèques qui structuraient les anciennes) conduisent aujourd’hui à une instrumentation toujours plus poussée des hypertextes. Les scripteurs dépendent de systèmes d’informations et de Content Management qui ont un pouvoir cognitif anonyme démesuré.

    L’Idée n’a plus de valeur d’usage. Elle cesse d’être à elle-même sa propre fin. Mais sa nouvelle valeur d’échange n’est pas pour autant foncièrement corrompue. Elle comprend simplement la considération que tout idéalité (y compris mathématique ou logique) n’a pas d’existence sans milieu matériel et scriptural pour la porter. C’est précisément dans la mesure où l’Idéalité n’est idéelle qu’à la condition de son partage que sa nouvelle valeur d’usage se transforme: qu’elle reprend son devenir-ensemble dans une communauté enfin prête à la discuter.

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole
  • Rejoignez le journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents) - 
  • Connectez-vous sur hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution - 
  • vendredi 04 avril 2008

    Gallica 2

    Gallica devient Gallica 2 : les bibliothèques virtuelles suivent le mouvement

    Gallica 2 a été officiellement lancé par Christine Albanel le 12 mars. Plus de 80 000 ouvrages patrimoniaux et 3700 livres sous-droits numérisés, Gallica 2 marque le pas de l'évolution numérique. Portail unique d'offres légales sur internet, Gallica 2 propose ainsi de la lecture numérique, à la vente ou à la location.

    Priorité est donnée à l'évolution raisonnée :

    Par ailleurs, au Salon du livre 2008, un espace de 500m2 a été dédié au livre électronique. Baptisé
    Lectures de dem@in

    , il a permis aux visiteurs de comprendre et de tester les nouveaux outils de lecture comme le e-book.

    La définition d’une économie numérique du livre est l’une des trois priorités définies par la Plan Livre (présenté par Christine Albanel le 14 novembre dernier). Les deux autres étant : le soutien au développement de la lecture publique et le renforcement de la librairie indépendante.

    Sur les bases de ces objectifs, la ministre de la Culture et de la Communication, a annoncé (à l’occasion du Salon du livre) des mesures de soutien aux librairies indépendantes. Convaincue que l'avenir du livre passe par la concertation interprofessionnelle et interministérielle, Christine Albanel a également annoncé la création d'un Conseil du Livre dans de but de mener des réflexions et d'élaborer des propositions concrètes.

    La crainte actuelle est de voir l’économie du livre rongée par le même démon que celui qui ruine l’équilibre du marché de la musique. Le spectre du piratage est toujours présent derrière toute avancée technologique dans le secteur des biens culturels. La proposition de contenu téléchargeable fait encore peur. Et les raisons sont on ne peut plus légitimes…

  • Retrouvez ce post traité par huit algorithmes différents dans La métabole
  • Rejoignez le journal de l'Hypertexte en anglais (posts du jour différents) -
  • Connectez-vous sur hypertextual.net l'Hypertexte Principal de la Solution - 
  • Bookmarker cette page !

    Le livre du Pardon de Jacques Derrida sur fnac.com

    Faire un don

    Ce livre sur Castoriadis...

    • Ce livre sur Castoriadis (Devenir et temporalité I) interroge les thématiques les plus reprises du grand philosophe, en s'efforçant d'assumer l'héritage de son maître livre " L'Institution Imaginaire de la Société".

    Your email address:


    Powered by FeedBlitz

    Newsletters et Ebooks à télécharger

    Un p'tit don sur le lien pub (ne coûte rien)merci!

    Traduire

    Ebooks Breaking News

    • Ebooks Breaking News